Pressé par l’UPA, le gouvernement Fréchette s’est engagé vendredi à rembourser pour deux ans, 2026 et 2027, la contribution des entreprises agricoles à la Bourse du carbone, un montant total de 87 millions $.Les sommes proviendront du Fonds d’électrification et de changements climatiques (FECC, appelé couramment Fonds vert) et correspondent aux versements des entreprises agricoles à ce fonds, a indiqué la porte-parole du ministre de l’Agriculture, Donald Martel.Les entreprises agricoles y contribuent par une taxe sur les carburants qu’elles consomment.C’est la Financière agricole qui versera les montants à plus de 15 000 agriculteurs à compter de juillet.La première ministre Christine Fréchette réalise ainsi un engagement qu’elle avait pris et répond à une récrimination véhiculée depuis plusieurs années par l’Union des producteurs agricoles (UPA).Les agriculteurs n’auront donc plus aucun incitatif contraignant pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) ? Non, estime Mme Fréchette.« Je suis convaincue que le secteur agricole va poursuivre ses démarches pour réduire son empreinte carbone », a affirmé la première ministre en mêlée de presse, vendredi matin, en marge d’une activité du secteur bioalimentaire à Drummondville.Dans un discours, elle a laissé entendre que cela aidera les agriculteurs à faire face à la « compétition d’États qui n’ont pas de normes environnementales très élevées ».L’UPA plaidait que les agriculteurs versaient plus d’argent pour la lutte aux changements climatiques qu’ils n’en recevaient pour faire face à ces défis.Selon le président général de l’UPA, Martin Caron, il s’agit d’un « gain majeur pour la compétitivité et la transférabilité de nos entreprises ».« Nous avons confiance que la première ministre s’efforcera aussi d’augmenter la part des aliments québécois dans nos institutions et de réduire le fardeau administratif et réglementaire, comme elle s’y est engagée », a ajouté ajoute M. Caron dans un communiqué.