Vous les avez certainement aperçues sur les poteaux à travers le Québec : les pancartes électorales ont fait leur apparition dans chaque circonscription, signifiant de manière indéniable que la période électorale est en cours. À chaque campagne, les différentes formations politiques présentent de nouveaux designs pour afficher leurs candidats. Pour déceler les stratégies de communication mises à l’œuvre par chaque parti, Le Devoir s’est entretenu avec Emmanuel Choquette, professeur adjoint en communication politique à l’Université de Sherbrooke. Tour d’horizon.
CAQ : taire son nomLa première chose qui saute aux yeux en observant les pancartes de la Coalition avenir Québec (CAQ), c’est justement l’absence quasi totale d’une mention du nom de la formation politique. À la place, le slogan « Avançons » est au premier plan aux côtés de la photo et du nom du candidat. La mention « Équipe Christine Fréchette » se retrouve pour sa part en bas à droite, collée à un discret logo caquiste.Pour voir le nom du parti, il faut pratiquement une loupe : la mention est reléguée en tout petit en bas de la pancarte à gauche dans le texte légalement requis, qui inclut le nom enregistré du parti auprès d’Élections Québec, « Équipe Christine Fréchette — Coalition avenir Québec ».Pour Emmanuel Choquette, « de façon évidente, on veut encore une fois prendre ses distances de l’époque François Legault ». « On veut faire une distinction avec le passé, mais construire cette image-là d’une nouvelle équipe et d’un parti renouvelé. »Le spécialiste en communication politique ne peut toutefois s’empêcher de remarquer que des éléments comme le logo et le « bleu poudre » caquiste sont encore bien présents. « Ça évoque une volonté d’avoir quelques rappels », dit-il en citant notamment les pancartes de candidats qui étaient présents dans les années Legault et qui vont forcément rappeler les deux derniers mandats de la CAQ.QS : des deux côtés










