Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Israël Israël Israël Alors que Donald Trump a durci les sanctions contre Téhéran, le 24 août, l’Etat hébreu espère qu’une révolte populaire provoquera la chute de la République islamique. Nombre de voix au sein de l’armée souhaitent de nouvelles frappes contre les infrastructures civiles iraniennes, afin d’accélérer le déclin du pays. Article réservé aux abonnés Un consensus s’impose en Israël, alors que le pays se tient en marge, depuis avril, du conflit qui s’éternise entre Washington et l’Iran : il faut faire de Téhéran un Etat failli. Cette logique maximaliste, qui a mené l’Etat hébreu à entraîner les Etats-Unis dans une tentative ratée de renversement du régime, le 28 février, le pousse à saluer la pression économique accrue que Donald Trump lui a imposée, le 24 août, misant sur son étouffement. Israël ne souhaite pas un accord entre Téhéran et Washington pour rouvrir le détroit d’Ormuz et tenter de réguler son programme nucléaire, au prix d’un allègement des sanctions américaines. L’isolement économique – relatif puisque la Chine entend perpétuer ses achats de pétrole – a le mérite, pour l’Etat hébreu, de limiter le réarmement du régime et de causer des tensions en son sein, entre partisans d’une aggravation du rapport de force militaire et ceux qui ont conscience de leur dette envers une population exsangue. « Les jours du régime sont comptés », estime, comme nombre de responsables politiques et militaires israéliens, Asaf Cohen, ancien expert de l’Iran au sein du renseignement. « Ce n’est qu’une question de temps avant que les Iraniens comprennent qu’ils n’ont rien à perdre et redescendent dans la rue. Ce sera un bain de sang, puis le régime fera face à la rage de sa population », poursuit cet ex-numéro deux du renseignement numérique de l’armée. Il vous reste 72.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.