Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Iran Iran Iran Analyse Ghazal Golshiri Journaliste au service International Alors que Donald Trump pensait faire chuter le régime iranien, la guerre qu’il mène avec Israël semble avoir renforcé le noyau dur du pouvoir autour des structures militaires et sécuritaires, tout en accélérant la répression intérieure. Publié aujourd’hui à 17h00, modifié à 17h28 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés La guerre Iran-Irak (1980-1988) a constitué l’un des principaux facteurs de consolidation de la jeune République islamique d’Iran. Dans les années qui ont suivi la révolution de 1979, le conflit a permis au régime de renforcer sa cohésion interne, de marginaliser puis d’éliminer ses opposants, de mobiliser de larges pans de la société autour d’un projet national et révolutionnaire, et de réduire au silence les voix dissidentes sous le couvert de l’urgence de guerre. Cette lecture peut aujourd’hui être appliquée à la dernière vague de guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran depuis le 28 février, avant qu’un cessez-le-feu précaire ne soit instauré, le 8 avril. Alors que beaucoup, à l’instar du président américain, Donald Trump, espéraient que ce conflit fragiliserait la République islamique, voire provoquerait sa chute, il a au contraire contribué à ressouder le noyau dur du régime autour de ses structures sécuritaires et militaires, notamment les gardiens de la révolution. La nomination de Mojtaba Khamenei, 55 ans, à la tête de la République islamique quelques jours après la mort de son père, l’ancien Guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février lors des bombardements américano- israéliens, s’est faite rapidement et sans contestation visible. En temps normal, le processus de succession aurait probablement donné lieu à de longues négociations et à des rivalités entre différentes factions. Mais dans un contexte marqué par la guerre, par une profonde crise de légitimité intérieure, à la suite du massacre de populations civiles, en janvier, et par le risque de fragmentation des élites, le pouvoir a privilégié la cohésion et la stabilité plutôt qu’une ouverture politique. Il vous reste 71.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.