Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, contredit la version d’Ottawa sur les raisons ayant mené à l’échec d’un accord commercial avec Washington : le français n’a jamais été une « ligne rouge » pour les États-Unis, assure-t-il.Dans une entrevue accordée mercredi à CBC News, le proche de Donald Trump a soutenu que les demandes américaines entourant la découvrabilité des contenus en français et les obligations linguistiques étaient même « tout le contraire d’une ligne rouge ».« De notre point de vue, il n’était pas question de laisser passer un bon accord pour quelque chose comme ça. Ce n’est donc pas un enjeu sur lequel nous avons insisté fortement, ni une condition que nous avons imposée, ni une ligne rouge. C’est même tout le contraire », a-t-il lancé.M. Greer reconnaît que Washington entretient des « réserves » à l’égard de certaines lois canadiennes qu’il juge « discriminatoires » envers les plateformes américaines, notamment les règles sur la découvrabilité. Mais pas au point, insiste-t-il, de faire échouer une entente commerciale.« Le président Trump, moi-même et le gouvernement américain reconnaissons l’importance et la sensibilité de la langue française au Canada, au Québec, ainsi que dans certaines régions des Maritimes. […] Nous défendons d’ailleurs l’usage du français », a-t-il affirmé.
Jamieson Greer contredit Ottawa sur le rôle du français dans les négociations
Il assure que le français n’a jamais été une «ligne rouge» pour les États-Unis.














