Le Canada s’est retiré des négociations commerciales avec les États-Unis, dans la nuit de vendredi à samedi. Washington aurait notamment exigé des concessions aux obligations en matière de culture et de langue française. Mais pourquoi ces enjeux se retrouvent-ils au cœur d’une guerre tarifaire ? Le Devoir fait le point.
Quelles sont les revendications américaines sur le français ?Les États-Unis ont franchi une limite inacceptable pour le Canada en demandant des concessions sur la protection du français, a rapporté le premier ministre Mark Carney après avoir officiellement mis fin aux négociations commerciales. « Ici, au Québec, ici, au Canada, ce sont des droits fondamentaux », a-t-il ajouté lundi.Les négociateurs américains en auraient eu contre les lois conçues pour mettre de l’avant le contenu canadien et les subventions pour la culture. Ils se seraient même plaints de l’affichage en français, ou des « renseignements qui sont sur les produits canadiens ».Faux, a répliqué lundi le représentant au Commerce du gouvernement Trump. « Ce n’est pas vrai. […] J’aime les Québécois, j’aime qu’ils parlent français », a assuré Jamieson Greer dans une entrevue au réseau américain CNBC lundi.Sa revendication tournait autour des règles pour les diffuseurs en ligne, dit-il, comme la règle fédérale devant forcer les compagnies comme Netflix à contribuer au financement de contenu canadien ou en français. « Nous croyons que c’est une taxe discriminatoire ! »











