Les éboulements sont de plus en plus fréquents. C’est l’une des conséquences du réchauffement climatique. Ils ont atteint un niveau record dans les Alpes cet été.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Cet été, les Alpes n’ont jamais autant tremblé. Le 2 juillet, une coulée rocheuse dévale les pentes du pic de Chamoissière. La montagne se disloque. Il y a une dizaine de jours, sur le mont Blanc, un alpiniste a cru sa dernière heure arriver. Loris Bianco s’était lancé dans l’ascension à plus de 3 300 mètres d’altitude. "Je n’ai jamais vu une pierre de cette taille-là et s’envoler à cette hauteur-là. C’est fou, à quel point la montagne peut faire ce genre de choses. On se rend vraiment compte que ce n’est pas un jeu et que derrière, c’est surpuissant", raconte Loris Bianco, alpiniste amateur. 24 heures plus tard, des blocs de roche se détachent de l’aiguille du Midi.Les éboulements sont hors normes. Ils se succèdent ces dernières semaines au rythme des épisodes caniculaires. La hausse des températures provoque dans les Alpes la fonte du permafrost. La glace qui cimente les fissures de la roche disparaît et favorise la chute de pierres. "2026 est une année record en haute montagne là où le permafrost se dégèle puisque c’est une conséquence directe de la crise climatique. Or, comme on a eu cinq canicules quasiment successives, ça a eu pour effet de dégeler profondément les terrains. Dans le seul massif du Mont Blanc, on devrait arriver à 400 déstabilisations rocheuses de plus de 100 m3. C’est quelque chose qu’on n’avait jamais vu", indique Ludovic, géomorphologue et directeur de recherche au laboratoire EDYTEM.L’éboulement le plus important de ces dernières années s’est produit dans la vallée de la Maurienne, il y a trois ans. Des véhicules ont failli être emportés. Un pan de la falaise s’est déversé sur les rails et la route. 12 000 mètres cubes de montagne sont tombés de la falaise de La Praz.