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ReportageLe plus haut sommet des Alpes n’est momentanément plus accessible par aucune des trois principales voies normales. La conséquence des températures extrêmes qui fragilisent glaces et parois.

Derrière le portillon s’ouvre un autre monde. Au sommet de l’aiguille du Midi, à Chamonix (Haute-Savoie), à 3 842 mètres, une barrière légère, surmontée d’un sens interdit et d’une tête de mort, sépare l’univers du chocolat chaud et des selfies avec vue sur le mont Blanc, des champs de glace et de roc de la haute montagne.

A l’arrivée du téléphérique de l’aiguille du Midi, tout au bout de la galerie qui mène à la terrasse Rébuffat, David Gladwin et Ethan Footer, chacun casque et mousqueton à la ceinture, corde sur l’épaule, s’apprêtent, mardi 18 août, à passer ce seuil symbolique pour gagner les sommets italiens. « Une sortie encore possible au cœur d’un été hors norme, qui a beaucoup limité nos ascensions », résume le premier, un Britannique de 46 ans, guide à Chamonix depuis quinze ans.