Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Le paléoclimatologue, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC, craint que la question climatique ne soit reléguée au second plan lorsque les températures redescendront. Dans un entretien au « Monde », il appelle les prétendants à l’Elysée à « prendre la mesure de ce défi planétaire ». Article réservé aux abonnés A bientôt 80 ans, Jean Jouzel, paléoclimatologue et ancien vice-président du groupe scientifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ne cesse d’alerter sur les conséquences du réchauffement climatique. Il souligne que l’été 2026 reflète ce qu’avait prévu la communauté scientifique et appelle les candidats à l’élection présidentielle à renouveler leur logiciel pour « penser l’organisation de la société en matière d’adaptation et d’atténuation ». Avez-vous été surpris par ce qu’ont vécu la France et une partie de l’hémisphère Nord cet été ? Cela correspond exactement à ce que les scientifiques disent depuis les années 1990, en particulier depuis le troisième rapport du GIEC : une intensification des vagues de chaleur, qui sont plus précoces mais aussi plus tardives et plus fréquentes. Cela ne m’empêche pas d’être surpris quand ma Bretagne natale enregistre 40 ºC en juin. Quand j’étais jeune, ici, on parlait d’une canicule quand il faisait 30 ºC… Et ce que notre communauté envisage au-delà de 2050 est quand même assez terrible : 3 ºC de plus, c’est deux fois plus que 1,5 °C. On y est à peine, et les conséquences sont déjà là. C’est ce que je dirai [au premier ministre] Sébastien Lecornu, que je dois rencontrer prochainement, qu’il faut faire confiance aux scientifiques. Il vous reste 82.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Jean Jouzel, climatologue : « Il n’y a pas, chez les candidats à la présidentielle, une véritable prise de conscience de la réalité du réchauffement climatique »
Le paléoclimatologue, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC, craint que la question climatique ne soit reléguée au second plan lorsque les températures redescendront. Dans un entretien au « Monde », il appelle les prétendants à l’Elysée à « prendre la mesure de ce défi planétaire ».







