Le Byblos, sur la rue Laurier Est, est comme une deuxième maison pour bien des habitués et des employés. La décoration chaleureuse et le menu du nord de l’Iran — dont la célèbre omelette au feta — n’ont pratiquement pas changé depuis 38 ans. Sa propriétaire, l’octogénaire Hemela Pourafzal, est toujours là pour diriger la cuisine avec poigne et servir les clients avec éclat.Le réalisateur d’origine iranienne Pirouz Nemati — qui est connu comme coscénariste et acteur du film primé Une langue universelle — a eu envie de faire un documentaire sur celle qu’il considère comme « un symbole de femme libre ». Le Devoir a dégusté un thé en compagnie du cinéaste et de sa muse, quelques jours avant la sortie de son premier long métrage, intitulé tout simplement Hemela.« Elle est inspirante. Elle a tout fait toute seule », souligne le cinéaste, attablé dans l’établissement qu’il qualifie d’« ambassade culturelle non officielle d’Iran ».M. Nemati connaît très bien son sujet. Hemela Pourafzal lui a offert un emploi en cuisine, en 2012, alors qu’il venait d’arriver à Montréal pour étudier le cinéma à l’Université Concordia. Il a finalement travaillé au Byblos pendant sept ans. Il a aussi loué un appartement dans le même immeuble, devenant le voisin de sa patronne. Les deux y habitent toujours.
Un thé avec la «femme libre» Hemela Pourafzal
Un documentaire dresse un portrait tendre et intime de la propriétaire du restaurant iranien Byblos Le petit café.






