C’est au cœur de la circonscription de Gouin, l’un des châteaux forts du parti à Montréal, que Québec Solidaire (QS) a choisi de donner le ton de la campagne que le parti mènera jusqu’au 5 octobre. Réunis au Ausgang Plaza, une salle de spectacle située sur la rue St-Hubert, les membres et sympathisants solidaires ont pu découvrir l’identité visuelle et le slogan qui rythmeront la prochaine course électorale.QS fera campagne avec le slogan « C’est possible », pour une campagne que le parti veut « positive ». Conscient que les critiques régulières à son égard pointent des promesses jugées irréalistes, l’état-major du parti a misé sur des propositions qu’il veut concrètes, réalistes et, surtout, réalisables. Et qui s’appuient sur ce qui a déjà fait ses preuves ailleurs dans le monde.« Dans les prochaines semaines, nous allons mener une campagne positive qui invite à l’espoir et à l’action. Face aux crises qui nous frappent, nous avons des choix importants à faire pour l’avenir, a déclaré la co-porte-parole du parti, Ruba Ghazal. On va proposer des solutions concrètes pour répondre aux enjeux qui comptent réellement pour les gens. »
Et de citer les cinq grandes priorités seront donc mises de l’avant par QS : le logement, le coût de l’épicerie, le transport collectif, la redistribution de la richesse et l’indépendance du Québec. Elles se déclineront en autant de slogans : « Contrôler le prix des loyers, c’est possible », « Baisser le coût de l’épicerie, c’est possible », « Choisir le transport collectif, c’est possible », « Taxer les grandes fortunes, c’est possible » et enfin, « Bâtir un pays pour tout le monde, c’est possible ».Pour faire changer les choses, ça prend du courage, résume Mme Ghazal. « Et du courage, on en a. »Cinq artistes québécois à l’honneurCôté identité visuelle, le parti a collaboré avec cinq artistes québécois qui ont réalisé les affiches présentant les propositions du parti : Marin Blanc, Eve Lag, Julia GR, Maylee Keo et Julien Cayla-Irigoyen.« On a voulu revenir avec ce qui a fait notre force dans le passé, mettre de l’art en politique », a expliqué Ruba Ghazal devant les médias présents à la soirée de dévoilement.Quand la question lui a été posée sur la ressemblance de l’identité visuelle de la campagne de Québec solidaire avec celle du maire de New York, Zohran Mamdani, Mme Ghazal n’a pas cherché à se défiler.« Il nous inspire, a-t-elle déclaré, il a mené une campagne positive, et il gouverne de façon positive. » C’est exactement ce que QS voudrait faire si le parti était porté au pouvoir le soir du 5 octobre.« Dans le contexte actuel où l’intelligence artificielle menace notre culture et représente un réel fléau pour nos artistes, on a la responsabilité comme parti politique de résister et de garder l’humain au centre de tout ce que l’on fait. Notre campagne visuelle est profondément humaine et chaque pancarte raconte une histoire qui va interpeller les gens qui vont la voir », a ajouté Sol Zanetti, avant d’inviter les autres formations politiques à soutenir les artistes québécois.







