L’ancien maire Bernard Sévigny est entré en contact jeudi avec la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale afin de savoir s’il peut porter les couleurs du Parti québécois (PQ) dans une circonscription de l’Estrie même si sa conjointe, Marie-Claude Bibeau, est l’actuelle mairesse de Sherbrooke.« Les premiers contacts ont été faits », a-t-il affirmé en entrevue avec Le Devoir peu après l’officialisation de sa candidature. « Je vais leur parler de vive voix dans les prochaines heures. »En matinée, le PQ avait annoncé dans un communiqué que M. Sévigny briguerait l’investiture pour représenter la circonscription de Richmond, laquelle couvre une partie de la ville de Sherbrooke, qu’il a lui-même dirigée de 2009 à 2017.« Quand on regarde les tendances dans les courbes démographiques, dans les courbes des parlants français, par exemple, dans la région de Montréal […], ça me laisse croire que, si on ne se donne pas les pouvoirs et les outils dont on a besoin, il y a un risque à long terme », a soutenu M. Sévigny, qui a confirmé avoir voté « oui » au dernier référendum sur l’indépendance du Québec.L’homme politique de 64 ans, qui a aussi été président de l’Union des municipalités du Québec, est le conjoint de la mairesse actuelle de Sherbrooke, l’ex-ministre fédérale Marie-Claude Bibeau. Interrogé à ce sujet par Radio-Canada, en janvier, M. Sévigny avait affirmé qu’il souhaitait « respecter les règles de déontologie et d’éthique en matière politique ».