À quelques semaines des élections provinciales, et en pleines célébrations du mois des Fiertés à travers la province, la violence en ligne inquiète et pousse certains candidats issus de la diversité sexuelle et de genre à tirer la sonnette d’alarme face à une avalanche de messages haineux les ciblant particulièrement pour leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Québec solidaire (QS) assure faire face en ce moment à une vague de haine en ligne d’une ampleur «exceptionnelle» et «inquiétante» ciblant ses candidats LGBTQ+. «On est inquiet et je pense qu’il va falloir que tous les candidats et chefs de parti fassent attention à leur discours», explique en entrevue à La Presse Canadienne la présidente de QS et candidate dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Roxane Milot. Mme Milot, qui s’identifie comme bisexuelle, estime que cette violence en ligne ciblant les candidats marginalisés empêche certaines personnes issues de la diversité de se lancer en politique. «Il y a un lien direct. On a vu que (pour) beaucoup de personnes de la diversité, qu’elles soient queers, des femmes ou encore racisées, ça a été plus difficile de les convaincre (de présenter leur candidature), raconte-t-elle. On est très proche des organismes (2ELGBTQI+) et ils nous disent que la situation empire de jour en jour au Québec, c’est très alarmant.»