Un sifflement strident, puis le choc. « Je sortais de l’hôtel, même pas le temps de compter jusqu’à deux, ça tombe et on voit une colonne de fumée. On a à peine le temps de réaliser. Au restaurant c’est pareil, on a entendu un drone qui tombait à vitesse folle, assez pour que les vitres de la pièce se courbent », se remémore avec émoi Dimitri Oudin. L’adjoint à la culture de Reims (Marne) et son ami, le graffeur Arnaud Kusek, sont rentrés début août d’un voyage d’une semaine à Odessa, en Ukraine.
L’objectif initial était en partie artistique : peindre une dizaine de pochoirs dans cette cité balnéaire à la scène de street art réputée. « On avait décidé d’aller à Odessa, car la situation était calme », pointe Dimitri Oudin. Mais, sur place, la réalité du conflit s’est imposée à chaque coup de bombe de peinture pour le street artiste Arno Kusek, qui signait là son troisième voyage en terre ukrainienne.









