Sciences et SantéSciencesSantéGénétique. Le futur premier de la classe tient-il déjà dans une éprouvette ? C’est le pari de plusieurs entreprises californiennes, qui promettent de classer les embryons selon leur intelligence supposée. Mais est-ce bien possible ?Par Marion ProstPublié le 15/08/2026 à 16:00bookmarkCes entreprises utilisent des scores polygéniques, construits à partir de milliers de variants génétiques statistiquement associés à un trait. (Photo d'illustration)Featurechina/MAXPPPNaître ou ne pas naître : la question pourrait bientôt dépendre de quelques points de QI et de 50 000 dollars. Aux États-Unis, plusieurs entreprises proposent aux futurs parents passant par une fécondation in vitro de comparer leurs embryons selon leur intelligence supposée, un service qui se vend au prix fort chez Herasight : la start-up fournit des estimations de QI, de taille ou de longévité ; Nucleus ajoute la couleur des yeux et des cheveux. Dans le métro new-yorkais, cette dernière résumait récemment son argumentaire en quelques mots : "Le QI est 50 % génétique", puis encore quelques-uns : "Ayez votre meilleur bébé". .