Economie Climat et transitionsChronique. Berlin découvre qu'on ne pilote pas un pays industriel avec la météo. Le pays se met enfin à penser son système électrique comme un tout. articleLecture 5 MinPublié le 15/08/2026 à 09:00bookmarkLe chancelier allemand Friedrich Merz arrive pour une réunion à la Chancellerie, le 29 juillet 2026 à Berlin.REUTERS"Il faut que tout change pour que rien ne change." L'Allemagne a fait sienne la célèbre maxime du roman de Lampedusa Le Guépard, en l'appliquant à sa politique énergétique, l'Energiewende. Officiellement, rien ne bouge : 80 % d’électricité renouvelable en 2030, sortie du charbon en 2038, neutralité climatique en 2045. Dans les faits, presque tout change, des instruments, aux priorités jusqu'aux chèques. L’Energiewende tenait en un récit simple : fermer le nucléaire et le charbon, multiplier éoliennes et panneaux solaires, puis attendre l’hydrogène vert, les batteries et les réseaux. L’électricité serait verte, abondante et bon marché. Priées de ne pas troubler la fête, la physique et l’économie ont cependant fini par rappeler leur existence à Berlin. .