Début août, de faux enregistrements imitant la voix du journaliste Edwy Plenel ont émergé sur les réseaux sociaux. On l'entend raconter que la présentatrice du JT de France 2, Léa Salamé, par ailleurs en couple avec le pré-candidat à la présidentielle de 2027, Raphaël Glucksmann, faisait campagne auprès des médias pour qu'ils couvrent positivement son compagnon. La vidéo est fausse. Elle provient d'une campagne de désinformation russe menée par le groupe Storm-1516. Et elle n'a pas été largement vue. Mais, si elle avait été virale, elle aurait pu être dommageable pour la course à l'Élysée du député européen.
L'entourage de Raphaël Glucksmann a eu vent de cette fake news après avoir été alerté par un proche. "C'est quoi ce bordel ? Vous êtes dans la merde", a lâché le lanceur d'alerte, inquiet des potentielles répercussions d'une telle information sur l'opinion publique. Ce genre de contenu surfe sur le fantasme complotiste qu'il existerait une collusion entre le pouvoir médiatique et politique. Un terrain inflammable, surtout à quelques mois d'un scrutin crucial.
La décision a donc été prise de communiquer sur cette attaque venue de Russie. "Le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDN) m’a informé que j’étais la cible d’une attaque du groupe Storm1516, directement piloté par le GRU (les services secrets de l’armée russe). L’opération russe est identifiée, tracée, attribuée", a posté Raphaël Glucksmann sur ses réseaux sociaux. "Le but est de rendre viral un mensonge total pour salir des personnalités considérées comme hostiles par le régime russe."











