Raphaël Glucksmann, lors d’un rassemblement organisé à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, à Rouen (Seine-Maritime), le 1er mai 2026. LOU BENOIST/AFP

Une enquête a été ouverte sur des soupçons d’ingérence russe visant le probable candidat social-démocrate à la présidentielle Raphaël Glucksmann, après la diffusion d’un faux reportage cherchant à le discréditer, a annoncé, jeudi 6 août, le parquet de Paris, sollicité par l’Agence France-Presse (AFP).

Cette enquête doit permettre de vérifier si M. Glucksmann, critique virulent de Vladimir Poutine, a bien été la cible d’une opération de déstabilisation menée par le groupe prorusse Storm-1516, directement piloté par le GRU, les services secrets de l’armée russe.

Confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité, elle est ouverte notamment pour de possibles délits liés à la fabrication d’images truquées « dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère » ou d’une entité « sous contrôle étranger », a précisé le parquet.

A huit mois de la présidentielle, Raphaël Glucksmann avait dénoncé mardi une opération de « déstabilisation » après la diffusion de cette vidéo « entièrement truquée » impliquant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, et le journaliste Edwy Plenel. L’eurodéputé social-démocrate avait appris du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qu’il avait été « la cible d’une attaque du groupe Storm-1516, directement piloté par le GRU ».