Asie et Océanie
— Entretien
Cinq ans après la chute de Kaboul et la prise de pouvoir par les talibans, la chercheuse de Human Rights Watch, Fereshta Abbasi, dresse un bilan très sombre du quotidien des Afghans, entre transgression des droits fondamentaux, détention arbitraire, torture et disparitions forcées.
Qui se souvient encore de ce mois d’août 2021 durant lequel l’annonce de la chute de Kaboul, puis de la prise de pouvoir par les talibans, avait sonné comme une déflagration à travers le monde ? L’Afghanistan, depuis, n’a cessé de plonger dans l’obscurité. Les femmes et les jeunes filles n’y ont plus aucun droit ; pas même celui de s’instruire. Les défenseurs et défenseuses des droits humains et journalistes sont lourdement réprimé·es par le régime, tantôt détenu·es de façon arbitraire, tantôt torturé·es ou contraint·es de disparaître sans laisser de trace. Seul l’exil parvient à sauver les plus chanceux et chanceuses.












