Des étudiants manifestent devant la Sorbonne, à l’occasion d’un mouvement de mobilisation contre les réformes budgétaires. À Paris, le 25 septembre 2025. KIRAN RIDLEY/AFP

Plusieurs organisations étudiantes s’opposent à la proposition d’un rapport, commandé par le gouvernement, d’intégrer le revenu des parents dans le calcul des aides personnalisées au logement (APL) des étudiants, ce qui affaiblirait selon elles l’autonomie des jeunes.

Dans un rapport daté de juin et intitulé Revue de dépenses relative à l’efficacité des politiques familiales, les inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (IGAS) préconisent en effet « d’améliorer le caractère redistributif des APL versées aux étudiants rattachés au foyer fiscal de leurs parents, en prenant en compte les ressources parentales ». Cette réforme permettrait à l’Etat de faire 550 millions d’euros d’économies, selon ce rapport.

Actuellement, les étudiants peuvent être rattachés au foyer fiscal de leurs parents jusqu’à leurs 25 ans, mais les revenus des parents ne sont pas pris en compte dans le calcul de leurs APL. En 2021, 700 000 foyers avaient au moins un étudiant qui bénéficiait de l’APL, pour un montant moyen de 200 euros par étudiant et un coût total de 1,65 milliard d’euros, selon le rapport repéré le 12 août par le journal Les Echos.