Dans un restaurant universitaire du Crous de l’université de Bordeaux, à Talence, dans le sud-ouest de la France, le 24 avril 2026. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP

La généralisation du repas à 1 euro pour tous les étudiants depuis le 1ᵉʳ mai 2026 « met en danger le modèle économique des [Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires, Crous] », alerte jeudi 2 juillet un rapport parlementaire qui plaide plutôt pour une réforme des bourses pour améliorer la situation des plus précaires.

« Sur le plan budgétaire, la généralisation du repas à 1 euro est un choix contestable », a estimé devant la commission des finances de l’Assemblée nationale le rapporteur spécial sur l’enseignement supérieur Charles Sitzenstuhl, auteur de ce rapport, dévoilé par Les Echos et consulté par l’Agence France-Presse (AFP).

« L’activité de restauration des Crous est structurellement déficitaire », a rappelé M. Sitzenstuhl, député (Renaissance) du Bas-Rhin, le coût de production d’un repas étant estimé en moyenne à 7,89 euros en 2025. L’équilibre économique des restaurants universitaires dépend ainsi largement des subventions de l’Etat.

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