Après l'athlétisme ou le tennis, c'est au tour du basket de débattre de la place des femmes transgenres dans le sport. La ligue de basketball américaine - la WNBA - est secouée depuis plusieurs semaines par des divisions autour de ce sujet, un des grands combats de Donald Trump. Tout a commencé fin juillet, avec cette petite phrase de Sophie Cunningham, joueuse phare de la discipline (3,7 millions de followers sur Instagram), lors d'une interview avec le média sportif ESPN.

La joueuse des Indiana Fever, régulièrement surnommée "MAGA Barbie" (après le mouvement de Donald Trump, Make America Great Again), a mis le feu aux poudres en déclarant : "Je veux protéger les petites filles dans les vestiaires, ou les jeunes filles dans le sport, qui ne devraient pas avoir à affronter des hommes biologiques." Si elle assure ne pas "être une personne politique", ses propos ont pourtant eu l'effet d'une bombe dans la ligue. Elle n'a d'ailleurs pas voulu revenir dessus, malgré les critiques, assurant qu'il s'agissait de "bon sens".

Sophie Cunningham huée sur les terrains, défendue par TrumpDans une Amérique où les mesures discriminantes contre les personnes transgenres se multiplient depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, les propos de Sophie Cunningham n'ont pas tardé à être repris par le gouvernement américain.