Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Sécheresse Sécheresse Sécheresse Le spécialiste de l’eau à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement explique, dans un entretien au « Monde », le rôle majeur des petits cours d’eau pour les écosystèmes et les activités humaines, et l’importance de les préserver. Article réservé aux abonnés Un peu plus de 40 % des petits cours d’eau surveillés par l’Office français de la biodiversité subissaient des ruptures d’écoulement ou des assecs fin juillet, du jamais-vu à cette période de l’année depuis la création de ce réseau d’observation, en 2012. L’écohydrologue Thibault Datry, de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est spécialiste des rivières intermittentes, qui cessent de s’écouler une partie de l’année. Le directeur de recherche alerte sur la sécheresse historique dont pâtissent les ruisseaux et rivières, et sur ses conséquences de plus en plus sévères. Comment qualifier l’état actuel des cours d’eau ? Il est dramatique dans la plupart des pays européens, que ce soit sur la façade est du Royaume-Uni, dans le nord de l’Italie, en Slovaquie ou en Croatie… De grands fleuves comme le Rhin ou le Danube ont atteint des niveaux historiquement bas, ce qui met à mal le système énergétique et le transport fluvial en Europe centrale. Cette crise concerne aussi les plus petits cours d’eau, ce que l’on appelle le « petit chevelu », qui représente de 75 % à 80 % du linéaire hydrographique français. La situation s’y est brutalement dégradée à partir de la mi-mai. Des rivières qui, de mémoire d’homme, ne s’étaient jamais asséchées ne coulent plus. D’autres s’assèchent sur des étendues jamais vues et vont sans doute rester sans eau pendant des durées inédites. Nous savons, avec les projections hydroclimatiques, que nos rivières s’assécheront de plus en plus tôt, et de plus en plus longuement. L’été 2026, c’est la norme des étés à l’horizon 2050. Il vous reste 70.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Thibault Datry, écohydrologue : « Des rivières qui, de mémoire d’homme, ne s’étaient jamais asséchées ne coulent plus »
Le spécialiste de l’eau à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement explique, dans un entretien au « Monde », le rôle majeur des petits cours d’eau pour les écosystèmes et les activités humaines, et l’importance de les préserver.











