Voulant nourrir l’appétit des adeptes de R&B, de soul et de funk, la première édition du festival Soul de la ville est lancée mercredi. En réponse à une certaine « peur » de l’industrie lorsqu’il s’agit d’investir dans ces genres musicaux, ce nouveau rendez-vous met en lumière les artistes émergents de la scène québécoise, qui se distingue du style américain ou anglais en raison de son histoire, de sa géographie et de sa culture « particulière ».L’autrice-compositrice-interprète Hanorah précise que cette particularité émerge d’une proximité aux cultures artistiques new-yorkaise et philadelphienne. Entre autres, cette singularité est influencée par les sonorités francophones et afrodescendantes façonnées par un flux migratoire provenant de plusieurs régions, dont l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Ouest et les Caraïbes. « Une sorte de scène [artistique] underground, hip-hop, R&B, fusion jazz, soul et funk » s’est créée à Montréal, mélangeant tous ces genres, fait-elle remarquer.Organisé par les autrices-compositrices-interprètes Avery Jane et Hanorah, l’artiste et producteur d’événements Christian Henegan-Comeau ainsi que la fondatrice du label Hot Tramp Records, Sarah Armiento, le festival Soul de la ville commémorera ces héritages culturels.Mettant en avant les talents émergents de la scène locale plutôt que ceux ayant déjà « une certaine notoriété », le festival mettra en vedette les prestations d’une vingtaine d’artistes R&B et soul, dont Sankya, Rose Adam, Zïbuwa et Coco Rose.Ainsi, le festival dit répondre à un manque dans la communauté musicale. « J’ai l’impression que Montréal compte beaucoup d’artistes R&B, mais qu’il n’y a pas beaucoup de festivals axés sur le R&B », résume l’artiste Janette King, qui se produira le jeudi 13 août au soir à la Casa del Popolo. Elle estime qu’il est « rafraîchissant » de participer à un événement qui s’y consacre entièrement, tandis que les artistes sont plutôt habitués à se produire dans les « petites sections des plus grands festivals ».