La crise du logement dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal crée une pression sur les besoins primaires des locataires, de plus en plus nombreux à demander de l’aide. Au point que des ressources communautaires du secteur se disent débordées et doivent planifier leur expansion.Dans cette région, plusieurs locataires peinent à assumer leur loyer mensuel, en moyenne plus élevé que dans le reste de la métropole. Le paiement du loyer demeure néanmoins incontournable pour eux, les conséquences s’ils ne le paient pas étant rapides et automatiques, souligne Louis Gaudreau, professeur à l’École de travail social de l’UQAM.Après trois semaines de retard, un propriétaire peut demander la résiliation du bail devant le Tribunal administratif du logement. Cette réalité contribue, selon le professeur, à faire du logement le poste de dépenses le moins compressible pour les locataires, qui doivent alors envisager de restreindre leur budget dans d’autres secteurs.« Où coupe-t-on en premier ? Dans la nourriture, alors on vient nous voir », observe Gregory Orleski, président du conseil d’administration du Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île (FDOI).
Dans le vestibule exigu de la banque alimentaire, les bénéficiaires du FDOI attendent patiemment leur tour. Une bouffée d’air frais les attend lorsqu’on leur fait signe d’entrer.« C’est le dernier melon, vous avez de la chance ! » dit Victoria Dvorsky, gestionnaire de la banque alimentaire, n’hésitant pas à alterner de langues pour s’adresser aux bénéficiaires, en majorité anglophones.







