Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Réseaux sociaux Réseaux sociaux Réseaux sociaux Un procès au civil débute mercredi 12 août contre le groupe propriétaire de Facebook et d’Instagram, accusé de favoriser l’addiction aux réseaux sociaux. Poursuivie par quatre Etats américains, la firme dirigée par Mark Zuckerberg risque une sanction financière très lourde. Article réservé aux abonnés Il y a eu les débats de principe au printemps. Voici désormais les affaires de gros sous. Le procès civil qui s’ouvre à Oakland (Californie), dans la baie de San Francisco, mercredi 12 août, pourrait en théorie coûter jusqu’à 1 400 milliards de dollars (plus de 1 213 milliards d’euros) à Meta, la firme fondée par Mark Zuckerberg, soit un montant proche de sa capitalisation boursière. Après la sélection des jurés, les débats commenceront le 18 août et dureront six semaines ; leur point d’orgue devrait être le témoignage de Mark Zuckerberg. Ce procès est l’aboutissement d’une procédure intentée par le procureur de Californie, auquel se sont joints des procureurs d’autres Etats (Colorado, Kentucky, New Jersey). Les montants astronomiques en jeu sont pris très au sérieux par le groupe propriétaire de Facebook et d’Instagram, qui s’en est indigné récemment. « Une sanction d’une telle ampleur est sans précédent dans l’histoire de l’application des règles de protection des consommateurs », a déclaré l’entreprise dans un document officiel. Deux précédents procès, qui se sont tenus en mars, ont été très défavorables sur le fond à Meta et ont établi un début de jurisprudence. Le premier, intenté par le procureur du Nouveau-Mexique, s’est tenu à Santa Fe et a conduit à une première condamnation de Meta à payer 375 millions de dollars, la firme étant accusée d’avoir porté atteinte à la sécurité des enfants, notamment par l’intermédiaire de pratiques commerciales « déloyales et trompeuses » ainsi qu’« abusives ». Il vous reste 72.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.