Déjà condamné deux fois cette année pour les effets de ses plateformes sur les jeunes, Meta affronte à partir de mercredi 12 août quatre États américains décidés à démontrer que le groupe a délibérément rendu Instagram et Facebook addictifs pour les mineurs.

Ce procès, l'un des plus lourds d'enjeux parmi la myriade de procédures judiciaires visant les réseaux sociaux aux États-Unis, débutera mercredi par la sélection du jury au tribunal fédéral d'Oakland, près de San Francisco. Mais les débats ne commenceront que le 18 août, pour environ six semaines d'audiences et un verdict attendu début octobre.

Les procureurs généraux de Californie, du Colorado, du Kentucky et du New Jersey réclament une longue liste de restrictions sur le fonctionnement d'Instagram et Facebook pour les mineurs, et jusqu'à 1.400 milliards de dollars de pénalités, un plafond théorique hors norme, équivalent à la capitalisation boursière de Meta.

Mark Zuckerberg parmi les témoins interrogésMark Zuckerberg figure parmi les témoins vedettes que l'accusation compte interroger trois heures d'ici fin septembre, dans ce tribunal situé à une heure de route de son siège de Menlo Park. Ce serait la deuxième comparution en six mois du patron de Meta, après celle devant un tribunal de Los Angeles, jugée peu convaincante par les jurés.