Publié le 11 août 2026 à 17:27.

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a expliqué mardi devant les médias les raisons pour lesquelles le Conseil fédéral s’oppose à l’initiative sur l’alimentation, en votation le 27 septembre. Un texte qui, selon lui, vise trop haut et va trop vite, en voulant faire augmenter de moitié le taux d’auto-approvisonnement en seulement dix ans, avec une production avant tout végétale.Un oui à l’initiative impliquerait une diminution importante de la consommation de viande et d’œuf, a déclaré le chef du Département fédéral de l’économie. Les autorités devraient ainsi intervenir massivement dans les choix alimentaires des consommateurs. Le Conseil fédéral estime qu’une telle restriction de la liberté de choix n’est «ni souhaitable ni surtout proportionnée».

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Et le Vaudois de prendre son exemple, comme le lui demandait un journaliste. «J’ai la chance d’aimer les fruits et les légumes et ma femme veille à ce que j’en mange régulièrement. Cela ne m’empêche pas de manger aussi une bonne saucisse de St-Gall ou une bonne pièce de viande. Les citoyens sont suffisamment conscients pour équilibrer leur alimentation».Une transformation aussi rapide, en 10 ans selon l’initiative, risquerait aussi de rendre des investissements agricoles obsolètes avant même qu’ils ne puissent être amortis, ajoute Guy Parmelin. Certains ont besoin de 20 ou 30 ans pour ce faire. Un oui à l’initiative engendrerait des coûts de soutien importants pour les finances fédérales.