Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Énergies Énergies Énergies Alors que l’Etat instruit le dossier de la déclaration d’utilité publique, les propriétaires concernés par le tracé dénoncent une stratégie de « harcèlement » du gestionnaire du réseau électrique. Article réservé aux abonnés Dans sa berline électrique qui roule en silence, Gilles Odone suit le futur tracé de la ligne très haute tension (THT) 400 000 volts qui doit traverser une partie de la Camargue d’ici à 2030. Entre rizières, champs où paissent des chevaux et digues du Rhône, paysage bucolique survolé par quelques flamants roses, le délégué régional Méditerranée du gestionnaire public du transport électrique RTE, affable, tente de convaincre du bien-fondé de ce projet qui, localement, génère une opposition toujours plus vive. Le dossier de déclaration d’utilité publique (DUP) de cette ligne électrique aérienne de 65 kilomètres qui, si elle aboutit, reliera Jonquières, dans le Gard, à la zone industrialo-portuaire (ZIP) de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, est à l’instruction depuis mai 2026. L’Etat a sagement attendu la fin des élections municipales pour lancer cette étape. Et ne devrait pas passer à la suivante – l’officialisation de la DUP, qui déclenche à son tour l’enquête publique et les études techniques et environnementales – avant le terme de la campagne des sénatoriales, le 27 septembre. Pour éviter que ce dossier explosif n’enflamme un peu plus le débat politique local. Il vous reste 84.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.