Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Énergies Énergies Énergies La ligne électrique aérienne de 400 000 volts doit alimenter la zone portuaire de Fos. L’instruction de la déclaration d’utilité publique a été lancée, mais élus, agriculteurs et écologistes dénoncent un dialogue impossible avec l’Etat. Article réservé aux abonnés Au pied d’une statue de gardian, fièrement campé sur son cheval camarguais, les opposants à la ligne très haute tension (THT) qui doit relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône) s’installent. Agriculteurs du delta du Rhône, de la Crau et des Costières-de-Nîmes, membres de collectifs citoyens, militants environnementaux et élus de tous bords se sont donné rendez-vous, lundi 8 juin, à 8 heures, sur un rond-point de la D570, à la sortie d’Arles. Pendant toute la matinée, les 200 manifestants filtrent la circulation et distribuent des tracts sur fond de banderoles appelant à dire « non » à cette ligne aérienne de 400 000 volts qui doit alimenter les futures usines de la zone portuaire de Fos-Berre. Une action encore modeste qui, pour ces opposants qui bataillent pacifiquement depuis près de trois ans, marque « le début d’une nouvelle ère ». « C’est une première piqûre de moustique pour montrer à l’Etat notre opposition farouche au désastre économique et environnemental qu’il prépare. S’il continue à mépriser notre territoire, il ne devra pas s’étonner de sa radicalisation », prévient Bertrand Mazel, président du syndicat des Riziculteurs, et adjoint (sans étiquette) au maire Horizon d’Arles, Patrick de Carolis. Il vous reste 84.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.