Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans étrangers Romans étrangers Romans étrangers Après « L’Aile gauche », en 2025, les deuxième et troisième volumes de la trilogie du romancier reparaissent dans une nouvelle traduction. Article réservé aux abonnés « Le Corps. Orbitor II » et « L’Aile droite. Orbitor III » (Corpul ; Aripa dreapta), de Mircea Cartarescu, traduit du roumain par Laure Hinckel, Denoël, « & d’ailleurs », respectivement 688 p., 27 €, numérique 19 €, et 726 p., 27 €, numérique 19 €. En 2024, à la parution de son nouveau roman, Théodoros (Noir sur blanc), Mircea Cartarescu disait au « Monde des livres » : « Cela m’attriste, de savoir que j’ai pu écrire Orbitor alors que je n’en suis plus capable aujourd’hui. » La phrase, laissée sans explication, avait surpris son interlocuteur. Il suffisait de regarder la bibliographie de l’écrivain roumain : commencée en 1996, achevée en 2007, la trilogie Orbitor avait été suivie par des livres qui avaient si profondément renouvelé l’art romanesque que la sentence paraissait absurde. De quoi peut-on se sentir incapable quand on a écrit Solénoïde, Melancolia (Noir sur blanc, 2019 et 2021) ou, justement, Théodoros ? La reprise par les éditions Denoël des trois volumes d’Orbitor – L’Aile gauche en 2025, et maintenant Le Corps et L’Aile droite –, retraduits par Laure Hinckel avec une justesse vertigineuse, permet d’esquisser des réponses, qui se révèlent autant de manières d’entrer dans l’atelier d’un des plus grands créateurs de la littérature mondiale. Car ce qui vous saute d’emblée au visage quand vous vous y plongez, quand vous vous abandonnez à ce flux incessant d’images, de fantasmes, d’élans lyriques, mais aussi de vie, de simple vie humaine – le quotidien dans la Roumanie communiste des années 1960 à 1980, saisi au ras du sol –, c’est l’intensité du désir de tout dire sur ce qu’est une vie. Il vous reste 45.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Orbitor II et III », du grand écrivain roumain Mircea Cartarescu, un flux incessant de fantasmes et de vie
Après « L’Aile gauche », en 2025, les deuxième et troisième volumes de la trilogie du romancier reparaissent dans une nouvelle traduction.






