Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres fantômes L’épisode 5 sera disponible prochainement. Livres fantômes L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Livres fantômes » (4/5). A la fin des années 1970, le sémiologue se met en tête d’écrire un roman. Des notes témoignent de ses inspirations, de ses modèles et de son constat d’échec. Depuis, les théories sur ce qu’aurait pu être ce livre n’ont cessé de se multiplier. Article réservé aux abonnés Le 25 octobre 1977, la mort de la mère. Une fracture irréparable. Le deuil, puis, soudain, une épiphanie littéraire, qui a failli transformer l’auteur de Mythologies (Seuil, 1957) en romancier. Et l’accident, la mort précoce, le 26 mars 1980, à l’âge de 64 ans. Voilà, à grands traits, le dernier chapitre de la vie de Roland Barthes (1915-1980). Mais il y a une suite, qui nous a permis d’entrer dans la fabrique de ce roman rêvé, chez un critique et sémiologue qui, du Degré zéro de l’écriture à S/Z ou au Plaisir du texte (Seuil, 1953, 1970 et 1973), a révolutionné le rapport savant à la fiction. Quinze ans après sa mort, huit feuillets, écrits entre août et décembre 1979, sont en effet publiés dans le troisième tome des Œuvres complètes (Seuil, 1995), sous le titre Vita Nova. Ils dessinent le spectre de cet énigmatique projet romanesque qui n’a cessé, depuis, de susciter commentaires, analyses et enquêtes chez les universitaires. Tour d’horizon. Tout commence, donc, par une épiphanie. Celle du 15 avril 1978, que Barthes rapporte dans l’introduction de son cours des années 1978-1980 au Collège de France, La Préparation du roman (Seuil/IMEC, 2003). C’est lors d’un après-midi creux, en vacances à Casablanca (Maroc), alors qu’il était atteint de la « certaine tristesse » et du « certain ennui » consécutifs au deuil de sa mère, que la « décision du changement » est survenue : « Une sorte de conversion “littéraire”, de conversion à la littérature », disait-il. Les feuillets publiés en 1995 en sont la trace tangible. Il vous reste 81.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Quand Roland Barthes tentait de se convertir à la littérature
« Livres fantômes » (4/5). A la fin des années 1970, le sémiologue se met en tête d’écrire un roman. Des notes témoignent de ses inspirations, de ses modèles et de son constat d’échec. Depuis, les théories sur ce qu’aurait pu être ce livre n’ont cessé de se multiplier.







