L’accord de défense conclu entre l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie à La Mecque, le 7 août, ne doit pas être sous-estimé. Il est une conséquence majeure de l’attaque américano-israélienne du 28 février contre l’Iran, qui a remis en cause de vieux équilibres au Moyen-Orient.

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Ce pacte rassemble trois puissances régionales qui ont décidé de mettre en commun des atouts complémentaires. Membre de l’OTAN, Ankara possède une armée aguerrie et une compétence reconnue en matière de drones, une arme devenue stratégique en Ukraine comme dans la guerre asymétrique qu’est rapidement devenue l’opération décidée par Donald Tump et Benyamin Nétanyahou. Islamabad reste à ce jour la seule puissance musulmane dotée de l’arme nucléaire, et Riyad peut mettre à la disposition de cette alliance naissante une partie de la manne que le pays tire de ses immenses revenus pétroliers.

L’alliance s’inspire de l’OTAN en disposant qu’une attaque armée extérieure contre l’un des trois signataires sera considérée comme une agression contre tous. S’il ne vise aucun Etat nommément, ni l’Iran, ni Israël, ni les Etats-Unis ne peuvent cependant s’en féliciter.