S’unir face à un Iran belliqueux et prendre acte des défaillances américaines. Le pacte de défense conclu ce vendredi 7 août entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, trois alliés stratégiques de Washington, nourrit avant tout ces deux objectifs, selon des analystes.
Alors que la guerre au Moyen-Orient s’enlise, l’accord lie ces puissants pays à majorité sunnite par une clause de défense mutuelle de type Otan, toutefois peu susceptible d’être activée, et adresse aussi un message à Israël.
Une émancipation protectrice
Près de six mois après le début du conflit, les États-Unis ont échoué à porter un coup décisif à l’Iran. Le détroit d’Ormuz reste verrouillé et les alliés houthis du Yémen perturbent la navigation en mer Rouge, deux routes maritimes stratégiques. L’allié outre-Atlantique est donc perçu comme un partenaire de moins en moins fiable.
La guerre a bouleversé l’architecture sécuritaire de la région, longtemps fondée sur la suprématie militaire américaine et les garanties de sécurité offertes par Washington à ses alliés. Malgré leurs nombreuses bases dans toute la région, les forces américaines peinent à intercepter l’ensemble des drones et missiles balistiques tirés par l’Iran et ses mandataires notamment sur les pétromonarchies du Golfe.










