En quelques années, la start-up Flock a installé plus de 100 000 caméras de surveillance des véhicules à travers les États-Unis. Mais un vaste mouvement populaire s’en prend désormais à cette plateforme accusée d’atteinte à la vie privée — jusqu’à les saboter à la chaîne.La première fois qu’il en a désactivé une, l’influenceur Nomark était « très nerveux ». Après l’avoir fait sur plus d’une trentaine de caméras près de chez lui autour de Minneapolis, dans le nord du pays, il confie à l’AFP n’avoir aujourd’hui « plus vraiment peur ».À seulement 20 ans, il propose sur son compte Instagram suivi par plus de 500 000 personnes un mode d’emploi pour mettre hors d’usage ces caméras et ainsi provoquer une prise de conscience. Des actes illégaux qui, à lire la presse américaine, se répandent comme une traînée de poudre dans le pays depuis quelques semaines.Loin d’être cantonné à une frange radicale, c’est un mouvement diffus qui progresse aux États-Unis.La nébuleuse anti-Flock s’active depuis des mois sur Internet : carte participative des caméras, partage de techniques pour bloquer leur vision, jusqu’à saluer chaque « héros » arrêté pour en avoir détruit. Le principal groupe Facebook, « DeFlock America », compte plus de 600 000 membres et en accueille des milliers supplémentaires chaque jour.Gigantesque base de données
Aux États-Unis, la colère monte contre un vaste réseau de surveillance des voitures
Plus de 70 municipalités américaines ont mis fin à leur contrat avec la plateforme.












