Publié le 07/08/2026 08:22
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France Télévisions
Lors d'une conférence de presse clandestine, une branche du FLNC a lancé de nouvelles menaces à l'encontre des propriétaires de résidences secondaires et des personnes souhaitant s'installer en Corse. Une prise de parole qui relance les interrogations sur l'activité du mouvement indépendantiste, malgré son renoncement à la lutte armée en 2014.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Des touristes profitent paisiblement d'une plage corse. Parmi eux, des propriétaires de résidences secondaires, menacés désormais par une branche du FLNC. "Nous n'avons qu'un message à leur adresser. Restez chez vous et dans le cas contraire, ne vous considérez pas en sécurité sur notre territoire national", déclare ainsi le Front de libération nationale de la Corse.L'avertissement vise aussi les Français qui viennent s'installer en Corse, qualifiés d'envahisseurs. Des propos formulés lors d'une conférence de presse clandestine, à laquelle seul Corse Matin a pu assister. Sur les images, des hommes armés et cagoulés qui fustigent le processus d'autonomie de la Corse. Le groupe armé avait pourtant déposé les armes en 2014. Faut-il craindre son retour ? "Là, on a, comme c'est le cas d'ailleurs depuis toujours en Corse, une ultraminorité. C'est pas une armée on va dire, c'est un petit groupuscule de quelques personnes. Je rappelle que les conférences de presse du FLNC à sa grande époque, c'était 200 personnes, c'était une armada, c'était des bazookas, pas ce qu'on voit là", souligne Frédéric Ploquin, grand reporter et spécialiste du crime organisé.Ils contestent un projet de loi pourtant adopté à l'Assemblée nationale. Il sera examiné par la Commission des lois du Sénat à partir du 21 octobre. Un texte soutenu notamment par plusieurs groupes autonomistes corses. "Il n'existe pas de solution dans la poursuite du conflit. Je pense que le dialogue est la solution. On peut encore une fois en mesurer les termes, en contester tel ou tel aspect, mais on ne peut pas décréter la fin du dialogue au prétexte que ce qui a été engagé ne serait pas totalement conforme à, je dirais, nos fondamentaux du départ", estime Jean-Christophe Angelini, maire de Porto-Vecchio. Après cette nouvelle prise de parole, une enquête a été ouverte par le Parquet national antiterroriste.












