Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Économie Économie Économie Tribune Guillaume Allègre Economiste Xavier Timbeau Economiste Pour redresser les comptes publics de la France, les deux experts de l’Observatoire français des conjonctures économiques plaident, dans une tribune au « Monde », pour l’introduction d’un taux du prélèvement forfaitaire unique. Celui-ci permettrait de viser des revenus qui échappent aujourd’hui à l’impôt. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Après presque deux quinquennats d’Emmanuel Macron, la multiplication des crises géopolitiques et alors que le changement climatique s’accélère, la situation budgétaire et économique de la France est un peu plus préoccupante à chaque fois que les taux souverains se tendent. Les inégalités, et l’injustice fiscale qui en découle, sont au centre du débat. Les plus jeunes générations s’affolent du poids des charges futures que l’adaptation au changement climatique, la baisse de la fécondité ou encore le vieillissement de la population qui en résulte, imposent. Mais il ne suffira pas de réduire le déficit public pour retrouver le chemin de la prospérité, parce que l’épargne des ménages s’est accrue alors que celui-ci se creusait. Une politique de redressement budgétaire qui ne cherche pas la baisse concomitante de l’épargne nous conduirait dans une récession profonde ne faisant qu’alimenter le désespoir et condamner le futur. Taxer les plus riches est l’un des leviers qui ne peut être ignoré, car c’est là qu’une grande partie de l’épargne se trouve. Aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), début juillet, Sébastien Lecornu a repris, au nom du patriotisme, la proposition de l’économiste Philippe Aghion [Prix Nobel d’économie 2025] d’encourager la création de fondations d’intérêt général dans l’éducation, la recherche, la défense et la lutte contre le changement climatique. Dans chacun de ces secteurs, les plus fortunés seraient fortement incités, au moment de leur succession, à allouer leurs richesses. D’après le premier ministre, il faudrait poser « la question de la mobilisation de l’argent là où il est, mais pas par la fiscalité bête, par un peu de gaullisme encore, dans la manière de traiter le sujet ». Faire passer un patriotisme gaullien par le bon vouloir et les intérêts de milliardaires dont la fortune dépend de multinationales n’ayant pas toujours leur siège en France et qui menacent, pour certains, de la quitter au moindre débat sur la fiscalité, est une mauvaise idée. Si l’administration n’a pas le monopole de l’intérêt général, se reposer sur des structures moins centralisées soulève la question de leur fonctionnement démocratique. Le chef du gouvernement s’oppose à la taxe Zucman, un impôt plancher de 2 % sur la valeur de marché du patrimoine car, selon lui, « on ne peut pas faire complètement n’importe quoi avec notre outil de production ». Il vous reste 67.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Guillaume Allègre et Xavier Timbeau, économistes : « Nous proposons d’élargir l’assiette de l’impôt sur le revenu à des revenus actuellement exonérés »
TRIBUNE. Pour redresser les comptes publics de la France, les deux experts de l’Observatoire français des conjonctures économiques plaident, dans une tribune au « Monde », pour l’introduction d’un taux du prélèvement forfaitaire unique. Celui-ci permettrait de viser des revenus qui échappent aujourd’hui à l’impôt.






