Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Incendies Incendies Incendies Tribune Yann Wehrling Vice-président de la région Ile-de-France Le morcellement foncier de la forêt française et l’imprudence humaine sont les deux causes principales des feux, rappelle, dans une tribune au « Monde », Yann Wehrling, vice-président de la région Ile-de-France chargé de la transition écologique, du climat et de la biodiversité. Publié aujourd’hui à 14h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés A chaque catastrophe, ses polémiques. Les incendies majeurs qui ont touché plusieurs régions françaises ces dernières semaines n’y échappent pas. Certains ont choisi d’en faire un procès politique : les incendies seraient la conséquence de politiques favorables à la biodiversité ou d’une influence excessive des écologistes dans la gestion des forêts. Cette accusation appelle une clarification : non, les forêts ne brûlent pas à cause des écologistes, et encore moins à cause de la biodiversité. Pour commencer, il faut s’entendre sur les mots. Le terme « écologiste » recouvre des réalités très différentes. Aux côtés de formations politiques qui s’en réclament existent des milliers de femmes et d’hommes qui, chaque jour, professionnellement ou bénévolement, travaillent à comprendre, à gérer et à protéger les milieux naturels. Forestiers, scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, agents des collectivités, associations de protection de la nature : l’immense majorité d’entre eux accomplit un travail sérieux, exigeant et fondé sur des connaissances scientifiques. Beaucoup, d’ailleurs, ne se reconnaissent pas dans les prises de position politiques ou dans les polémiques portées par le mouvement Europe Ecologie-Les Verts (EELV) rebaptisé abusivement « Les Ecologistes ». Ils souffrent aujourd’hui d’un amalgame injuste qui consiste à leur attribuer des responsabilités qui ne sont pas les leurs. Compromis écologique Certes, quelques forêts font l’objet d’une gestion particulière, destinée à préserver une biodiversité remarquable. Cela peut conduire à maintenir des sous-bois ou des bois morts indispensables à de nombreuses espèces. Mais ces espaces répondent à des règles précises, définies par les pouvoirs publics et mises en œuvre par des professionnels. Ils ne représentent qu’une part limitée de la forêt française. Prétendre qu’ils seraient responsables des incendies qui frappent notre pays relève davantage du slogan que de l’analyse. Faut-il, pour prévenir les incendies, éliminer systématiquement tout sous-bois au risque de détruire des habitats précieux ? Ce serait un non-sens. Il vous reste 50.82% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.