Nous sommes dans la baie de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône. Un navire militaire en fin de vie est sabordé volontairement. Il sombre au fond de la mer et se pose sur le sable. Quelques jours plus tard, les premiers organismes commencent à coloniser le métal. Un an après, les poissons herbivores y font halte pour brouter, les carnivores sont attirés par ces proies regroupées, « la vie s’installe, l’épave devient une oasis », projette Marc Mannoni, président du Groupement de pêche et d’études sous-marines (GPES), un club de plongée historique du sud de la France.
Couler un bateau pour attirer les poissons et les plongeurs
La ville de La Ciotat et son club de plongée historique tentent de convaincre l’État de saborder un navire, une pratique interdite en Méditerranée. Leur objectif : créer un récif artificiel foisonnan…








