Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Maroc Maroc Maroc Le ministère de l’intérieur marocain et celui des affaires étrangères ont pris la parole, dimanche et lundi, rejetant la responsabilité de la crise migratoire sur le gouvernement de Pedro Sanchez. Article réservé aux abonnés Mutique depuis la poussée de fièvre migratoire sur la ville espagnole de Ceuta, le gouvernement marocain a fini par rompre le silence. Non par la voix de son chef, Aziz Akhannouch – des journaux affirment qu’il est parti en vacances à Majorque, samedi 1er août, avant de finalement rentrer au bout de quarante-huit heures – mais par celle du porte-parole de l’intérieur. Il s’est exprimé dans un discours télévisé, dimanche, avant qu’une source des affaires étrangères ne prenne le relais, lors d’un échange avec la presse, le lendemain. Cette réaction tardive a suscité un malaise certain au Maroc, alors que les seules informations officielles disponibles émanaient du gouvernement espagnol. Dans un article publié lundi 3 août sous le titre « Les quatre jours où Rabat s’est tu », l’hebdomadaire Telquel déplore que « l’appareil d’Etat marocain [ait] laissé Madrid écrire seul le récit d’une crise migratoire inédite ». L’exécutif a donc fini par reprendre la main sur le narratif. Que faut-il en retenir ? D’abord une minoration des chiffres avancés par l’Espagne. Si Madrid dénombre plus de 70 000 migrants et 75 morts, Rabat en recense 40 000 pour 11 décès. Une lourde charge contre Pedro Sanchez ensuite. Le chef du gouvernement espagnol est accusé de n’avoir pas prévenu le Maroc des conséquences, « pourtant très prévisibles », d’un arrêt de la Cour suprême siégeant à Madrid. Il vous reste 73.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.