"Toute cette souffrance ne doit jamais se répéter". Ces mots sont ceux de Giovanni Battista Maestri, père du jeune Mattia Maestri, un Italien de 13 ans mort le 2 août dernier après neuf années de coma causées par une contamination à la bactérie E. coli.
Une tragédie dont le Corriere della Serra se fait écho et qui débute le 3 juin 2017, lors d'un banal repas familial, lorsque le petit garçon consomme un morceau de fromage au lait cru Due Laghi. En l'espace de quelques heures, l'état de Mattia se dégrade. Ses parents l'emmènent vers un établissement hospitalier au sein duquel, selon le père du garçon, une pédiatre refuse d'examiner le petit car elle se dit "trop fatiguée".
Une complication provoquée par des souches d'E. coliMattia Maestri est rapidement atteint de paralysie, d'épilepsie puis de cécité. Le diagnostic tombe alors : le petit Mattia est atteint d'un syndrome hémolytique et urémique (SHU), une complication provoquée par des souches d'E. coli.
L'enfant est placé dans un coma dont il ne sortira finalement pas, avant que sa souffrance ne prenne définitivement fin neuf années plus tard.
Les responsables condamnés à une amende de près de 2.500 eurosDans un livre publié en février 2026, Giovanni Battista Maestri, son papa, raconte son parcours qu'il qualifie d'"enfer" depuis que son fils est plongé dans ce coma. Car en parallèle de la vision douloureuse de son fils rester dans un état végétatif, le père de Mattia a aussi été entraîné dans un combat judiciaire acharné pour établir les responsabilités du drame, une affaire suivie par bon nombre de médias italiens.










