Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Couture et déchirures L’épisode 6 sera disponible prochainement. Couture et déchirures L’épisode 6 sera disponible prochainement. « Couture et déchirures » (5/6). Les histoires d’amour ou d’amitié finissent parfois mal, y compris dans la mode. Pendant presque dix ans, la flamboyante Diana Vreeland a imposé sa vision du style dans les pages de « Vogue », secondée par Grace Mirabella. Jusqu’à ce que, en 1971, sa fidèle assistante ne la détrône, inaugurant une ère nouvelle pour le magazine américain. Article réservé aux abonnés Au printemps 1971, Grace Mirabella se trouve en Californie pour un shooting lorsque lui parvient une offre aussi alléchante qu’empoisonnée : la direction de Vogue lui propose de prendre le fauteuil de Diana Vreeland – sa cheffe, sa mentore, l’impératrice du magazine qui, à 4 000 kilomètres de là, ignore encore tout de sa disgrâce. Chez Condé Nast, empire de la mise en scène, les fins de règne sont brutales. Grace Mirabella en fera à son tour les frais dix-sept ans plus tard. Avant leur rencontre dans les couloirs du magazine, les deux femmes ont évolué dans des mondes que tout oppose. Issue d’une riche famille anglo-américaine, Diana Vreeland (1903-1989) a grandi entre l’Europe et les Etats-Unis. Très tôt, elle fréquente les cercles mondains et compose son personnage : maquillage outrancier, chevelure noire laquée, lourds bijoux aux oreilles et aux poignets, formules assassines. Passée par Harper’s Bazaar, où sa colonne « Why Don’t You ? » (« et si vous osiez ? ») a mis en lumière son goût de l’extravagance, elle règne sur Vogue depuis 1962. Il vous reste 85.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.