Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Couture et déchirures L’épisode 3 sera disponible prochainement. Couture et déchirures L’épisode 3 sera disponible prochainement. « Couture et déchirures » (2/6). Les histoires d’amour ou d’amitié finissent parfois mal. Y compris dans le milieu de la mode. Le coup de foudre du flamboyant couturier pour sa discrète muse sera à l’origine d’une véritable révolution esthétique au début du XXᵉ siècle. Et si, dans les années 1920, le couple ne survit pas aux difficultés financières, Denise restera toujours fidèle à la mémoire du créateur déchu. Article réservé aux abonnés « Ma femme, Denise, est l’expression de toutes mes convictions », déclare le couturier Paul Poiret (1879-1944), au magazine Vogue dans un article publié en 1913 sous le titre « The Prophet of Simplicity ». « C’est elle qui m’a incité à prêcher et à suivre le credo de la simplicité. Je crée pour mon épouse les robes et les chapeaux qui incarnent le mieux les principes de ma doctrine », poursuit-il. A contre-courant des canons de beauté de l’époque, Denise Poiret, née Boulet (1886-1982), a le goût de l’épure. « Sans fard ni poudre, droite comme une lance au repos, libérée des talons hauts et des gants serrés, elle est le laboratoire vivant des idées de Poiret. C’est grâce à elle qu’il a pu élaborer sa révolution esthétique », avance Mary E. Davis, historienne et autrice de Paul Poiret : Inventing Modern Luxury (Reaktion Books, 2025). Le couturier, lui, se pose en pygmalion : « Je voyais ses grâces cachées (…). Elle devait devenir l’une des reines de Paris. » Il vous reste 85.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.