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DécryptageInaugurées en grande pompe, les immenses usines du Nord peinent à monter en cadence. Retards, taux de rebut élevé et coûts de production fragilisent Verkor et ACC, face à des concurrents asiatiques bien plus avancés.
Renault n’a pas mâché ses mots. « Verkor doit démontrer sa capacité à redresser sa trajectoire industrielle », a asséné, le 1er juin, le constructeur automobile et unique client de la gigafactory de batteries inaugurée en décembre 2025, à Dunkerque. « Nous demandons à Verkor une feuille de route crédible et une gouvernance crédible, tenant compte du préjudice envers Renault. » En cause, le coût des batteries Verkor et les retards pris pour assurer leur production.
« On sait déjà que Renault ne nous confiera pas les batteries du futur Master et a dû faire appel au sud-coréen LG pour certains de ses modèles, à cause de nos retards », s’inquiète un salarié dunkerquois qui n’avait pas imaginé « que ça soit si dur à fabriquer ». « On savait que c’était compliqué aussi pour l’usine ACC [Automotive Cells Company] mais nos dirigeants se disaient très confiants dans leurs process, poursuit-il. Trop, sans doute. »







