Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Goût du Monde Le Goût du Monde Le Goût du Monde La liste de La Matinale La liste de La Matinale La liste de La Matinale « Le Goût du Monde » présente pour La Matinale des produits tombés en désuétude qui retrouvent aujourd’hui une nouvelle vigueur. Article réservé aux abonnés LA MATINALE DU MONDE L’ombrelle à l’allure élégante et sa toile anti-UV, la lampe de mineur, sortie de terre, à accrocher au vélo, à une branche ou à la toile d’une tente de bivouac, le moulin à café pour libérer pleinement les arômes du grain de cette boisson millénaire, ou encore la chaise pliante moderne, symbole des plateaux de cinéma avant d’investir les extérieurs français : partez à la découverte de ces quatre objets chargés d’histoire, avant peut-être de les adopter. L’ombrelle pour une ombre portée Jean-Pierre Yvon a 13 ans lorsque, au début de l’été 1963, Jacques Demy tourne Les Parapluies de Cherbourg dans sa ville natale. Il assiste au tournage parmi les curieux, sans savoir encore ce que cette vision colorée et mélancolique va lui inspirer dans sa vie d’adulte. Plus tard, alors qu’il entame une carrière de photographe de mode, une idée persiste : revenir à Cherbourg et y fonder une fabrique de parapluies en hommage au film, Palme d’or à Cannes en 1964. En 1986, le projet prend forme. Dans une ancienne succursale de la Banque de France de 25 000 mètres carrés, l’entreprise voit le jour. Réalisé à la main avec un soin extrême du détail, conçu pour résister aux intempéries – au vent comme à la pluie –, Le Véritable Cherbourg rencontre rapidement un franc succès, à l’image du film de Jacques Demy. Depuis les années 2000, les ateliers sont ouverts au public : plus de 50 000 visiteurs par an s’y rendent pour découvrir la danse des baleines de parapluie. En 2018, Charles Yvon, le fils du fondateur, reprend les rênes de l’entreprise. Il l’ouvre à l’international et impulse le développement de nouveaux produits. L’enseigne, rebaptisée Le Parapluie de Cherbourg en 2020, quitte les quais normands : elle s’exporte et s’affiche à Tokyo lors d’un salon international consacré à l’art de vivre. Ce développement en Asie met en lumière les possibilités associées à ce savoir-faire. Après avoir longtemps défié la pluie, pourquoi ne pas apprivoiser le soleil ? Il vous reste 78.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Quatre objets à la seconde jeunesse : l’ombrelle, la lampe de mineur, le moulin à café et la director’s chair
« Le Goût du Monde » présente pour La Matinale des produits tombés en désuétude qui retrouvent aujourd’hui une nouvelle vigueur.






