« Night Fall » (2023) et « Vibrating cycles » (2026, au sol), de Lorna Simpson, dans l’exposition « Lorna Simpson. Third Person », à la Pointe de la Douane, à Venise (Italie), en février 2026. JAMES WANG/PALAZZO GRASSI/PINAULT COLLECTION
Il y a le temps de l’urgence, et le temps de la terre. Comment réagir aux soubresauts de l’actualité, aux violences sociétales, tout en s’inscrivant dans un temps long, plus apaisé peut-être ? Lorna Simpson travaille au corps cette tension, qui fait vibrer son ample rétrospective à la Punta della Dogana (Pointe de la Douane) de Venise. En 2025, la célèbre artiste afro-américaine avait pensé son exposition au Metropolitan Museum de New York dans l’urgence imposée par les délires de Donald Trump.
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Les attaques répétées du président américain contre la Smithsonian Institution (qui regroupe une vingtaine de prestigieux musées, pour la plupart situés dans la capitale fédérale), grand nom de la préservation de l’histoire américaine, ses diatribes contre la mémoire de l’esclavage : Lorna Simpson, qui a grandi dans les années 1960 sur fond de luttes pour les droits civiques, ressentait l’impérieuse nécessité d’y faire front, de toute la force de son art. Depuis trente ans, toute son œuvre résonne de l’histoire de sa communauté. Impossible de regarder avec indifférence les tentatives d’effacement du gouvernement Trump.








