Economie Politique économiqueEconomie. La dette française n’est plus seulement une question comptable. A mesure qu’elle enfle, elle devient un enjeu de puissance, exposant la souveraineté économique de Paris aux aléas des marchés et des rapports de force internationaux.articleLecture 6 MinPublié le 03/04/2026 à 05:45bookmarkLe Premier ministre Sébastien Lecornu s'est récemment félicité d'un déficit public meilleur que prévu, oubliant que la dette, elle, continuait de croître inexorablement. REUTERS/Abdul SaboorAprès l'adoption tardive par 49.3 du projet de loi de finances 2026, début février, le sujet explosif de la dette publique avait été mis sous le tapis, municipales oblige. Une trêve de courte durée. Dans le sillage de la guerre en Iran, le fardeau de l'Etat français - près de 3 500 milliards d'euros - a vite rattrapé le gouvernement. Alors que les marchés financiers surveillaient depuis plusieurs mois avec un peu de nervosité le déficit hexagonal, le conflit au Moyen-Orient a accentué la pression. Le taux à 10 ans auquel emprunte la France pour se financer a grimpé de 3,2 % à 3,7 % en l'espace de quelques semaines, passant par un pic à 3,9 %, du jamais vu depuis la crise financière de 2008. En raison du blocage prolongé du détroit d'Ormuz et de l'explosion des prix des carburants, les investisseurs ont anticipé une future hausse des taux directeurs de la Banque centrale européenne pour juguler l'inflation. .
La dette française sous la tutelle invisible des marchés
La dette française n’est plus seulement une question comptable. A mesure qu’elle enfle, elle devient un enjeu de puissance, exposant la souveraineté économique de Paris aux aléas des marchés et des rapports de force internationaux.






