Aller au contenu principalL’alliance de Nvidia, Meta ou encore OpenAI en faveur des modèles d’IA ouverts ravive le débat autour des risques qu’ils représentent. Mais sous couvert de grands principes, les géants technologiques se livrent une féroce lutte d’influence motivée par des profits colossaux.Sam Altman (ici à droite), confondateur d'OpenAI, est accusé de jouer un double jeu ces derniers mois. D'un côté, signataire de la lettre "Open Weights and American AI Leadership" qui plaide pour l'ouverture des modèles d'intelligence artificielle : de l’autre, il est soupçonné de défendre auprès des responsables fédéraux américains une ligne plus restrictive sur leur diffusion. (Illustration) AFP/Getty Images/Kevin DietschOuvert ou fermé ? La question, ces derniers jours, fait de plus en plus de bruit dans les cercles de la Bay Area, cœur de l’industrie tech américaine située sur la côte ouest : faut-il garder un contrôle exclusif sur un modèle d’intelligence artificielle (IA), ou au contraire ouvrir plus largement son accès et en faciliter la diffusion ? Derrière ce débat, relancé lundi 27 juillet par la formation d’une alliance en faveur des modèles ouverts, se cachent d’immenses enjeux, financiers d’abord, mais aussi éthiques et sécuritaires.Aujourd’hui, deux visions s’affrontent. Certains sont favorables à ouvrir les modèles : publier les « poids » — ces paramètres qui constituent la colonne vertébrale du modèle — le rendant donc modifiable et personnalisable, à la seule condition de disposer de la capacité d’hébergement nécessaire, ce qui n’est pas le cas du grand public… D’autres sont partisans d’écosystèmes propriétaires fermés, dont l’architecture interne reste pleinement confidentielle et contrôlée par son seul géniteur.Les plus lusHigh-tech