Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde des religions Le Monde des religions Les petites méditations Les petites méditations Les petites méditations Chronique Abdennour Bidar Philosophe « Les Petites Méditations » nᵒ 6. Dans cette « Petite Méditation », Abdennour Bidar décrypte la pensée du moine bouddhiste zen, pour lequel c’est par le retrait du monde que l’on finit par en saisir l’essence. Publié aujourd’hui à 18h00 Temps de Lecture 6 min. Article réservé aux abonnés [Chaque mois, le philosophe Abdennour Bidar propose aux lecteurs du « Monde » une méditation autour d’une grande phrase de sagesse tirée du patrimoine spirituel de l’humanité, quelle que soit son origine.] Le sage chinois Ching-Yuan (660-740) raconte : « Il y a trente ans, quand je ne pratiquais pas encore le zen, les montagnes étaient des montagnes et les rivières étaient des rivières. Quand j’arrivais quelque temps plus tard à entrevoir la vérité du zen, j’en vins au point où les montagnes n’étaient plus des montagnes et où les rivières n’étaient plus des rivières. Aujourd’hui que, vieux moine, je réside dans la quiétude, les montagnes sont à nouveau des montagnes et les rivières sont à nouveau des rivières. » A nouveau, les montagnes sont des montagnes, et les rivières des rivières. Et, à ce sujet, plus aucune inquiétude mais la « quiétude ». La sérénité, la tranquillité, le grand calme intérieur. La paix. La quiétude de voir enfin qu’il n’y a rien ici à viser de plus, ou d’autre, que le spectacle de ces montagnes et de ces rivières, c’est-à-dire en réalité le spectacle du monde et de notre vie, tels qu’ils nous sont donnés à chaque instant. Il vous reste 88.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le moine zen Ching-Yuan, ou le chemin paradoxal pour être présent au monde : « Les Petites Méditations » d’Abdennour Bidar
CHRONIQUE. « Les Petites Méditations » nᵒ 6. Dans cette « Petite Méditation », Abdennour Bidar décrypte la pensée du moine bouddhiste zen, pour lequel c’est par le retrait du monde que l’on finit par en saisir l’essence.






