Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde des religions Le Monde des religions Les petites méditations Les petites méditations Les petites méditations Chronique Abdennour Bidar Philosophe « Les Petites Méditations » n° 5. Dans cette « Petite Méditation », Abdennour Bidar se penche sur une parole du prophète de l’islam, selon lequel « les actes ne valent que par leur intention ». Publié aujourd’hui à 08h00 Temps de Lecture 5 min. Article réservé aux abonnés [Chaque mois, le philosophe Abdennour Bidar propose aux lecteurs du « Monde » une méditation autour d’une grande phrase de sagesse tirée du patrimoine spirituel de l’humanité, quelle que soit son origine.] Selon l’un de ses compagnons, Mahomet, le prophète de l’islam, a dit un jour : « Les actes ne valent que par leur intention. » L’action faite dans une bonne intention est ainsi celle dont on dira qu’elle a été effectuée « de bon cœur ». C’est l’action sincère, désintéressée ou charitable, sans malice, sans sournoiserie ni volonté de tromper, sans dissimulation d’une autre intention. Cette dissimulation d’une intention dans une autre est ce qu’on nomme la « duplicité ». Ce terme même vient de l’étymologie latine duplicitas, qui signifie « l’état de ce qui est double » ; la duplicité, ou le double jeu, l’intention secrète dissimulée dans l’intention affichée, l’acte caché dans l’acte apparent. Et s’il y a la duplicité du fourbe, qui cherche délibérément à tromper son monde, dans la dissimulation perpétuelle de ses mauvaises intentions, il y a aussi, au quotidien, tous ces actes dans lesquels on se dédouble également un peu, parce qu’on reste en retrait derrière notre masque social − je veux parler, ici, de tous ces moments où, sans chercher à nuire, on donne paresseusement l’apparence du bien agir, tout en se donnant à soi-même bonne conscience – par une conformité de forme, mécanique ou automatique, aux règles de bienséance de la vie en société. Le moins qu’on puisse dire, alors, est qu’on n’y met pas beaucoup d’intention… Il vous reste 82.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Mahomet ou l’exigence de l’intention : « Les Petites Méditations » d’Abdennour Bidar
CHRONIQUE. « Les Petites Méditations » n° 5. Dans cette « Petite Méditation », Abdennour Bidar se penche sur une parole du prophète de l’islam, selon lequel « les actes ne valent que par leur intention ».







